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Quand notre environnement quotidien impacte notre santé respiratoire

Publié le: 2 avril 2026

Les maladies respiratoires chroniques touchent près de 10 millions de français1, à tous les âges de la vie. En s’appuyant sur des données scientifiques robustes, l’étude Impact de l’exposome pilotée par un comité d’experts avec l’appui de Sanofi et Regeneron, apporte une lecture nouvelle de cet enjeu majeur de santé publique. Elle montre que notre environnement quotidien, tel que l’air que nous respirons, le lieu où nous vivons ou encore notre cadre de vie, peut aggraver ou au contraire protéger notre santé respiratoire.

La santé respiratoire : un enjeu majeur de santé publique

Les maladies respiratoires chroniques, telles que l’asthme et la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive), touchent près de 10 millions de Français1, à tous les âges de la vie. Avec un coût de 6,7 milliards d’euros de dépenses de santé en 20212, elles représentent un poids sanitaire et économique considérable.
Malgré des politiques de prévention ciblées (lutte contre le tabagisme, amélioration de la qualité de l’air, recommandations de vaccination), leur incidence continue d’augmenter.
« Cette progression met en lumière le fait que la santé respiratoire ne dépend pas uniquement de facteurs individuels ou médicaux. Elle est aussi influencée par l’environnement dans lequel nous vivons, nos conditions de logement, la qualité de l’air que nous respirons, mais aussi par les inégalités sociales et territoriales », explique Marion Classe, responsable médicale respiratoire chez Sanofi France.

L’étude Impact de l’exposome : une approche globale des déterminants de la santé respiratoire

L’étude repose sur le concept de l’exposome, qui désigne l’ensemble des expositions non génétiques, à la fois environnementales et socio-économiques, auxquelles une personne est soumise tout au long de sa vie, de la conception à l’âge adulte.
Elle analyse les données de santé hospitalières de plus de 710 000 patients atteints d’asthme ou de BPCO3, recueillies entre 2018 et 2022 sur l’ensemble du territoire français. 
« En croisant ces données de santé avec des indicateurs environnementaux, climatiques et socio-économiques, l’étude « Impact de l’exposome » permet d’appréhender de manière innovante et intégrée d’importants facteurs environnementaux influençant la survenue d’exacerbations, qui correspondent à une aggravation brutale des symptômes respiratoires de ces deux maladies respiratoires chroniques, précise Marion Classe. Par son ampleur et sa méthodologie, elle est la première à relier de manière aussi détaillée l’exposome aux exacerbations sévères de l’asthme et de la BPCO. Sa couverture exhaustive du territoire français permet d’identifier clairement les disparités géographiques et sociales, et de fournir des données robustes, reproductibles et directement mobilisables, pour nourrir une réflexion collective visant à améliorer durablement la santé respiratoire en France. »

Des facteurs de risque confirmés, des leviers de protection concrets

Les résultats de l’étude montrent que le cadre et les conditions de vie influencent directement la sévérité des maladies respiratoires.

Ville ou nature : l’impact du lieu de vie

L’étude met en évidence une vulnérabilité accrue des populations urbaines, en particulier des plus jeunes. Vivre dans de grandes villes augmente ainsi significativement le risque de crise sévère chez les personnes atteintes de BPCO (+ 8%) ou d’asthme (+ 40% chez les adultes et jusqu’à +53% chez les enfants asthmatiques).
À l’inverse, certains environnements naturels - forêts, zones végétalisées, étendues d’eau - jouent un rôle protecteur. Par exemple, la présence de lacs, d’étangs ou de cours d’eau réduit le risque d’exacerbation d’environ 20% (- 19% chez les personnes atteintes de BPCO, - 21% chez les enfants asthmatiques).

La pollution, un facteur aggravant puissant

L’étude confirme le rôle central de la pollution atmosphérique dans l’aggravation des maladies respiratoires. Des niveaux élevés de dioxyde de carbone sont ainsi associés à une augmentation importante du risque de crise d’asthme sévère chez l’adulte (+48%) comme chez l’enfant (+62%). Les particules fines et le dioxyde d’azote, principalement émis par le trafic routier, sont également fortement impliqués.

Le poids des inégalités socio-économiques

Les résultats mettent également en évidence le poids des inégalités socio-économiques. Les patients vivant dans des communes où le taux de pauvreté dépasse 10 % présentent ainsi un risque significativement plus élevé d’exacerbations : +6% pour la BPCO, +27% pour l’asthme chez l’adulte, +36% pour l’asthme chez l’enfant.
Enfin, d’autres facteurs, tels que le tabagisme et les températures extrêmes, de plus en plus fréquentes dans le contexte du changement climatique, augmentent également le risque d’exacerbations.

Références

1. Santé Respiratoire France – Les maladies respiratoires – date de dernière consultation : avril 2026
2. Rapport de la cour des comptes – La santé respiratoire : un enjeu de « santé environnement » insuffisamment pris en considération, mai 2024 – date de dernière consultation : avril 2026
3. Étude menée à partir des données du Système National des Données de Santé (SNDS), spécifiquement sur les données hospitalières (PMSI).