Climat : Sanofi agit pour réduire l'empreinte carbone de ses sites

En tant qu’acteur de santé engagé, Sanofi s’investit dans la préservation de l’environnement et la lutte contre le changement climatique. En France comme dans le monde, cette dimension est pleinement intégrée dans la stratégie globale de Sanofi et déclinée à l’ensemble de ses activités à travers le programme de durabilité environnementale « Planet Mobilization ». Alain Goasguen, HSE Global - expert environnement, revient sur les actions entreprises par Sanofi pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Depuis le 1er janvier 2021, tous les sites de Sanofi en France sont alimentés par de l’électricité d’origine 100 % renouvelable. Cette avancée majeure marque une étape importante pour l’entreprise, qui prévoit une baisse de 55 % de ses émissions de gaz à effet de serre sur tous ses sites dans le monde d’ici 2030. Un objectif ambitieux reconnu scientifiquement par l’initiative Science Based Target, et qui contribue à limiter le réchauffement climatique de la planète à 1,5°C.  « La bascule vers 100 % d’électricité verte produite en France est un grand coup d’accélérateur dans notre stratégie de réduction de l’empreinte carbone*, confirme Alain Goasguen. Grâce à notre contrat avec Engie, nous avons franchi un pas majeur vers l’objectif de diviser par deux nos émissions carbone en 10 ans. Avec l’aide du digital, et notamment de la technologie blockchain, nous sommes aujourd’hui capables de connaître précisément la provenance de l’électricité que nous achetons. Demain, nous pourrions en faire de même pour le gaz naturel et toutes nos matières premières. Nous ferions alors un bond phénoménal ! » Pour renforcer l’impact de ses actions, Sanofi a rejoint l’initiative RE100, qui regroupe près de 300 grandes entreprises engagées à utiliser 100 % d’électricité d’origine renouvelable. « Ce réseau permet d’unir nos forces pour aller plus loin dans les endroits du monde où les infrastructures et le marché n’existent pas encore en matière d’électricité renouvelable », explique Alain Goasguen.


Alain Goasguen, HSE Global - expert environnement, Sanofi

Impulsée depuis 2010, la réduction de l’empreinte environnementale de Sanofi trouve son origine dans la nature même de ses activités, souligne Alain Goasguen. « Le changement climatique nous concerne tous. Si nous ne l’anticipons pas au maximum par des efforts volontaires de réduction de gaz à effet de serre, les conséquences seront brutales, prévient-il. La motivation de Sanofi est économique, citoyenne et morale : être une entreprise de santé nous place dans l’obligation de minimiser notre impact pour protéger la santé, car avec le réchauffement climatique, de nouvelles maladies pourraient émerger. » Chaque année, la pollution atmosphérique engendre en effet la mort prématurée de 8,7 millions de personnes dans le monde (dont près de 100 000 en France), soit environ un décès sur cinq, selon une récente étude britannique. Et d’après l’Organisation Mondiale de la Santé, le changement climatique occasionnera près de 250 000 victimes supplémentaires par an entre 2030 et 2050…

Des efforts pour réduire les émissions carbone à tous les niveaux de l’entreprise

Face à ce défi majeur, Sanofi ne se contente pas d’actionner un seul levier de changement. « Nous travaillons à appliquer cette même logique de réduction de notre empreinte carbone à chaque niveau de notre chaîne de valeur et de nos activités », assure Alain Goasguen. Sanofi s’est ainsi fixé comme objectif de réduire de 14% les émissions de gaz à effet de serre liées à sa chaine de valeur d’ici 2030 ; un objectif également reconnu scientifiquement par l’initiative Science Based Target. Depuis une dizaine d’années, les sites de Saint-Loubès, d’Ambarès, d’Aramon ou encore de Sisteron produisent ainsi de l’électricité renouvelable grâce à des installations photovoltaïques à « petite échelle ». « Aujourd’hui, nous accélérons sur la partie solaire en installant des panneaux sur de grandes surfaces. » Sur les sites d’Aramon et de Montpellier, 10 à 15 % de l’électricité consommée sera bientôt produite sur place.

La réduction de l’empreinte carbone de Sanofi passe aussi par des gains d’efficacité énergétique dans ses bâtiments. La plupart répond déjà aux critères de certification environnementale (ISO 14001). Et pour toutes ses constructions neuves, Sanofi s’attache à faire émerger les bâtiments les plus propres possibles. En France, la construction d’une nouvelle usine entièrement flexible et digitalisée sur le site de production de Neuville-sur-Saône sera éco-conçue avec la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), l’une des plus hautes certifications internationales. « Dans ce bâtiment zéro émission carbone, la mise en place de biotechnologies permet également de consommer très peu d’eau et plus aucun produit chimique de nettoyage, ce qui minimise les impacts d’utilisation », précise Alain Goasguen. Pour réduire significativement la consommation d’énergie et décarboner les usages, Sanofi se lance aussi dans une démarche d’électrification de ses process d’utilisation des énergies sur ses sites industriels et de Recherche & Développement. Il s’agit, par exemple, de faire en sorte que la production de chaleur pour le chauffage de tout nouveau bâtiment émane uniquement des boucles de récupération de chaleur et des énergies renouvelable (pompe à chaleur, géothermie, biomasse). Une démarche inédite et complexe à mettre en place.

Les collaborateurs, acteurs du changement climatique

Cette même démarche s’applique aussi au transport des médicaments et vaccins (transport par bateau privilégié à l’avion), aux déplacements des salariés (engagement à atteindre la neutralité carbone de notre flotte de véhicules à l’horizon 2030 via son électrification et la promotion de modes de transport doux) et surtout aux achats, qui représentent 80 % de l’empreinte carbone de l’entreprise. « Nous ciblons les matières premières qui ont le plus d’impact et nous nous efforçons de les remplacer par d’autres à moindre impact, souligne le référent environnemental. Dans tous les domaines, nous travaillons à l’économie et devrons sélectionner les meilleures matières. Cela nécessite d’embarquer tout le monde car nous avons tous notre part à jouer. »

Au sein de l’entreprise, l’implication des salariés est justement très forte, se réjouit Alain Goasguen. Les webinars organisés sur le thème du changement climatique affichent des taux de participation élevés. À tel point qu’un « appel à idées » a été lancé cette année afin de « collecter auprès des collaborateurs dans le monde entier toutes leurs idées permettant de réduire notre empreinte environnementale ». A l’heure actuelle, 161 idées ont été partagées et, au terme d’un programme d’incubation, 3 d’entre elles seront financées. « La protection de l’environnement est un des enjeux qui suscite le plus de mobilisation, assure Alain Goasguen. Tout le monde comprend l’intérêt des économies d’énergie et de matières premières pour l’entreprise et la planète. »

 

*Empreinte carbone : L’empreinte carbone sert à mesurer les émissions de Gaz à effet de serre (GES) induites par une personne ou une entité ainsi que leur impact sur le climat. Cet indicateur permet de mettre l’accent sur les améliorations nécessaires à mettre en place dans le cadre de la transition écologique. Pour en savoir plus : https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/defis-environnementaux/changement-climatique/empreinte-carbone/article/l-empreinte-carbone-de-la-france