Améliorer son quotidien grâce à une prise en charge précoce



Souvent confondue avec l'arthrose, la polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique auto-immune, qui atteint les articulations et les détruit peu à peu. En France, elle touche environ 300 000 personnes1. Silencieuse et invalidante, elle peut toucher n'importe qui, à n'importe quel âge.

Portrait de Catherine, patiente atteinte de polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde, c’est quoi ?

Raideurs matinales, gonflements, douleurs et parfois déformations articulaires4, le plus souvent au niveau des mains et des pieds, la polyarthrite rhumatoïde est due à une réaction inflammatoire exagérée de l’articulation, au niveau de la membrane synoviale. Cette inflammation chronique induit une dégradation progressive du cartilage et de l’os, ce qui conduit à la déformation de l’articulation5,6. Dans bien des cas, la polyarthrite rhumatoïde évolue par poussée, entrecoupées de périodes où les symptômes s’atténuent, voire disparaissent temporairement.

Rarement présentes au début, des atteintes extra-articulaires peuvent également survenir au cours de la maladie, surtout dans les cas de polyarthrite rhumatoïde sévère7. Dans ses formes les plus graves, la polyarthrite rhumatoïde peut aussi toucher d’autres organes comme le cœur, les poumons ou les vaisseaux7, ce qui accroit le risque de maladies cardiovasculaires.

D’où ça vient ?

Cette réaction inflammatoire est due à une réponse immunitaire incontrôlée. Des facteurs hormonaux, génétiques et environnementaux seraient à l’origine du déclenchement de la maladie, sans que l’on ait pour autant une idée précise de leur implication.6,8

Comment impacte-t-elle le quotidien ?

Tourner sa clé dans la serrure, ouvrir une boîte de conserve, s’habiller, marcher… Progressivement, les gestes du quotidien deviennent de plus en plus difficiles.

Portrait de Gérard, patient atteint de polyarthrite rhumatoïde

Quelle prise en charge ?

Les traitements actuels permettent un contrôle durable de la maladie. Ainsi, ils améliorent la qualité de vie au quotidien.

« Aujourd’hui, les traitements ont vraiment apporté une qualité de vie très intéressante, surtout lorsque l’on est diagnostiqué très rapidement. »
Gérard, patient retraité

Ils aident à :

  • favoriser les périodes de rémission,
  • éviter les atteintes articulaires,
  • empêcher ainsi la survenue de poussées évolutives,
  • lutter contre la douleur et l’inflammation,
  • prévenir les déformations articulaires,
  • améliorer les fonctions articulaires1.

Le traitement médicamenteux comporte des antalgiques, des anti-inflammatoires et parfois des corticoïdes pour lutter contre la douleur et l’inflammation, et un ou plusieurs traitements de fond selon les patients (traitement chimique, biothérapie, etc.) pour ralentir l’activité/sévérité de la maladie1.

Références
  1. La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde. Guide Affection longue durée Patient. HAS. Décembre 2008
  2. Scott DL et al. The Links between joint damage and disability in Rheumatoid Arthritis. Lancet 2010; 376:1094–1108
  3. Scott I et al. Predicting the Risk of Rheumatoid Arthritis and Its Age of Onset through Modelling Genetic Risk Variants with Smoking. Genet 2013 ;9(9):e1003808
  4. Lee et Weinblatt. Rheumatoid arthritis. Lancet 2001;358:903–11
  5. https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/polyarthrite-rhumatoide - dernière visite Février 2018
  6. Morel J et al. Immunopathologie de la polyarthrite rhumatoide. La Lettre du Rhumatologue 2004; n° 306:19-26 ;
  7. Prete et al. Extra-articular manifestations of rheumatoid arthritis: An update. Autoimmun Rev 2011;11:123–31
  8. Morel J. et al. Immunopathologie de la polyarthrite rhumatoide. EMC-Rhumatologie Orthopédie 1 2004:218–230
  9. Hewlett et al. Patients’ Perceptions of Fatigue in Rheumatoid Arthritis: Overwhelming, Uncontrollable, Ignored. Arthritis Rheum. 2005;53(5): 697–702
  10. Bertin et al. Impact of rheumatoid arthritis on career progression, productivity, and employability: The PRET Study, Joint Bone Spine 83 (2016) 47–52