Jeff, patient canadien atteint d’asthme sévère

Un nouveau souffle

Sifflements, toux, essoufflement, oppression thoracique, difficultés à respirer, réveils nocturnes : l’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes. Cette maladie entraîne une hyper réactivité des bronches, c’est-à-dire une capacité anormale à réagir à l’effort, au stress, au froid, aux rires et aux infections virales1. En France, l’asthme touche 3,5 millions de personnes2. L’asthme sévère non contrôlé est la forme la plus invalidante de la maladie. Il concerne entre 3,4% des asthmatiques2.

C’est quoi l’asthme sévère ?

L’asthme sévère est intrinsèquement résistant aux traitements, avec une obstruction bronchique souvent permanente. Les patients sont gênés par leur asthme de manière quotidienne1.

Marie, 43 ans, est asthmatique sévère depuis 5 ans. Son quotidien, c’est :

  • Trois consultations aux urgences dans l’année,
  • Un souffle court en permanence,
  • Une activité physique limitée au quotidien,
  • Des traitements à prendre tous les jours.

D’où ça vient1 ?

On ne connaît pas précisément les mécanismes qui conduisent à l’inflammation incontrôlée des bronches à l’origine de l’asthme. Le facteur allergique est très important, surtout chez les jeunes enfants. Il existe une susceptibilité génétique, mais il n’y a pas de « gène de l’asthme » identifié à ce jour.

On sait également que l’environnement, l’alimentation et les expositions professionnelles peuvent contribuer à l’apparition de l’asthme à n’importe quel âge.

« Je suis bien obligé de vivre avec »

Souvent confondue avec l’asthme, l’asthme sévère est un fardeau quotidien que portent les patients et leur entourage. Progressivement, la maladie limite le champ d’activité des patients : travail, sorties, sport.

Tammy, patiente américaine atteinte d’asthme sévère

Pourtant, malgré une limitation de l’activité physique, des crises sévères (symptômes qui s’aggravent pendant plus de 48 heures) et des réveils nocturnes, 73% des patients sévères se considèrent comme bien contrôlés, alors que seulement 15% le sont en réalité5.

Pourquoi cette contradiction ? Parce que les patients se résignent à vivre avec la maladie et n’envisagent pas que leur qualité de vie puisse être améliorée5.

Une souffrance psychologique1,6

Dépression, honte, peur, isolement : au-delà des symptômes de la maladie, l’impact psychologique de l’asthme sévère est important. D’autant que cette maladie est parfois incomprise par l’entourage : «Beaucoup de mes proches ne comprennent pas pourquoi je ne prends tout simplement pas mon inhalateur».

Catherine, patiente atteinte d’asthme sévère

« Je ne suis pas ma maladie »

Découvrez le témoignage de Catherine qui raconte son quotidien avec l’asthme sévère, dont elle souffre depuis son plus jeune âge.

Vidéo

Un impact sur la vie scolaire et professionnelle1

Pour les plus jeunes, l’asthme sévère entraîne souvent des difficultés scolaires et limite ensuite le choix professionnel. La fatigue, liée aux réveils nocturnes répétés, contribue également au ralentissement général des activités et à la dépression.

L’impact sur la vie professionnelle lié aux absences répétées et à la nécessité d’adapter parfois le poste de travail est important.

« Il est temps de se préoccuper de votre asthme »

La prise en charge de l’asthme sévère

Un accompagnement complexe et pluridisciplinaire

Chaque patient présente des symptômes différents, avec des degrés de sévérité variés et une réponse très hétérogène aux traitements. La prise en charge doit donc être individualisée1,7,8. Entre le diagnostic de l’asthme et la confirmation d’un asthme sévère, 6 à 12 mois de prise en charge sont nécessaires 7,9.

Au-delà du traitement, il est important que les patients asthmatiques sévères soient pris en charge de manière globale. Ils doivent pouvoir être accompagnés par des psychologues ou psychiatres, un.e infirmier.e, un.e diététicien.ne, un.e kinésithérapeute ou un.e assistant.e social.e1.

De nouveaux traitements 1

Depuis une dizaine d’années, la recherche sur l’asthme sévère s’est accélérée et a permis de développer de nouveaux traitements qui changent la vie des patients.

Aujourd’hui l’arrivée de biothérapies (anticorps) apporte des avancées importantes pour les patients résistants aux thérapeutiques habituelles.

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 Références

  1. 2018 GINA Report
  2. IRDES. L’asthme en France en 2006 : prévalence, contrôle et déterminants. Janvier 2011. Nordon Ce t al. Resp Med. Nov 2018;144:42-49
  3. Peters JB et al. Respi Med. Fev 2014; 108(2):278-86
  4. Molimard M et al. Journal of Asthma. Oct 2010;47(8):853-9
  5. Foster JM et al. Europ Respi Journal. Sept 2017;50(3):1700765
  6. Raherison Ce t al. Rev Mal Respi. Avr 2016;33(4):279-325
  7. Létuvé Se t al. EMC Pneumo. Avr 2013;10(2):1-8
  8. Haute Autorité de Santé. BUM. Fév 2018

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