Avec le soutien de Sanofi, l’ONG JOGL initie Co-Immune, une réflexion collective sur l’hésitation vaccinale et le parcours de vaccination.

Quand intelligence collective, numérique et open data viennent en soutien de la vaccination

Faire émerger des solutions pour répondre aux 17 objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies*, grâce à l’intelligence collective et à l’open science, c’est le pari que s’est lancé Just One Giant Lab (JOGL), une organisation à but non lucratif. Avec le soutien de Sanofi, JOGL a initié son premier programme, Co-Immune, une réflexion collective sur l’hésitation vaccinale et le parcours de vaccination.

Thomas Landrain, d’abord chercheur en biologie synthétique puis entrepreneur, n’en est pas à son coup d’essai en matière de science participative**, ayant précédemment co-fondé le laboratoire ouvert La Paillasse. Avec Marc Santolini, chercheur au Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI), et Léo Blondel, doctorant à Harvard, il avait à cœur de mobiliser plus largement les citoyens sur des problématiques scientifiques, et de croiser leurs visions, afin d’aboutir à des solutions concrètes. « Nous voulions créer un espace de soutien digital pour les projets d’intérêt collectif, au sein duquel les données seraient partagées. » Après plusieurs années de réflexion, ils créent JOGL et mettent à disposition, dans le cadre de leur 1er programme de recherche, « une plateforme numérique sur laquelle une grande diversité d’acteurs - professionnels, étudiants, amateurs et citoyens - pourront s’interconnecter et réfléchir ensemble aux enjeux de la vaccination, dans un cadre participatif et inclusif. »

Avec le soutien de Sanofi, l’ONG JOGL initie Co-Immune, une réflexion collective sur l’hésitation vaccinale et le parcours de vaccination. L’équipe du programme de recherche Co-Immune de l’ONG JOGL

 

Une émulation intellectuelle rendue possible par des « facilitateurs », à l’image de Sanofi qui apporte au programme Co-Immune un soutien financier, son expertise et sa connaissance terrain. Sanofi est en effet engagée depuis plusieurs années dans une démarche d’innovation ouverte en santé digitale, et a fait de la vaccination un des axes de travail prioritaires de son laboratoire e-santé, le 39BIS. « La démarche est très innovante, car collaborative et interdisciplinaire. Elle est différente de nos activités et nous souhaitions nous y associer pour son caractère disruptif », explique Isabelle Vitali, Directeur Innovation et Business Excellence chez Sanofi.

Deux challenges sur la vaccination

Pilier de notre société moderne, la vaccination fait pourtant parfois l’objet de réserves. Dans le cadre du programme Co-Immune, deux challenges de réflexion de trois mois ont donc été lancés : le premier sur l’hésitation vaccinale, le second, sur l’accès à la vaccination. « Nous organiserons sur les prochains mois des évènements afin d’accélérer la co-création de projets. Les témoignages d’acteurs de terrain y stimuleront l’élaboration de solutions concrètes et actionnables », indique Thomas Landrain, cofondateur et CEO de JOGL.

Des experts de différentes disciplines joueront le rôle de mentors pour les participants. JOGL créera également une base de données open source sur la vaccination et accompagnera les participants dans son utilisation. Les solutions qui découleront ensuite du programme Co-Immune dépendront de la créativité des participants : « Cela peut être la création d’applications pour guider les personnes dans leur parcours vaccinal, de l’information pédagogique pour enrayer les ‘fake news’, la création d’algorithmes de santé publique, ou la réalisation d’analyses épidémiologiques ou de campagnes de communication innovantes », détaille Thomas Landrain.

[Co-Immune est] une plateforme numérique sur laquelle une grande diversité d’acteurs - professionnels, étudiants, amateurs et citoyens - pourront s’interconnecter et réfléchir ensemble aux enjeux de la vaccination, dans un cadre participatif et inclusif. 

Thomas Landrain, co-fondateur et CEO de JOGL

Pour leur 1er programme de recherche, les fondateurs de JOGL espèrent mobiliser plusieurs centaines de personnes et aboutir à au moins 10 projets éligibles. Les membres du « Comité pour l’Ethique, la Science et l’Impact » seront chargés de les évaluer. Un point essentiel, selon Isabelle Vitali, car ils seront garants de l’intégrité scientifique et éthique du programme. Et de conclure : « Le digital rassemble des personnes qui n’auraient jamais pu interagir ensemble autrement. Mettre à disposition, sur une même plateforme, des données croisées sur la vaccination permettra d’aboutir à une vision dynamique de l’ensemble et à des solutions inédites. » Une approche innovante qui participera sans aucun doute à façonner la santé de demain.

Pour rejoindre le programme Co-Immune, c’est ici !

Co-immune

*Les Objectifs de Développement durable des Nations Unies 

**Sciences participatives : d’après le rapport de François Houllier sur « Les Sciences Participatives en France » remis au gouvernement en février 2016, les sciences participatives sont « des formes de production de connaissances scientifiques auxquelles des acteurs non-scientifiques-professionnels – qu’il s’agisse d’individus ou de groupes – participent de façon active et délibérée ». On parle aussi parfois de sciences citoyennes, de recherches participatives, d’inventaires, de crowdsourcing. En 2016, la France se classait au 7ème rang mondial et représentait 4% de la production de publications scientifiques. Source : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/05/23/les-francais-prets-a-participer-a-la-recherche_4924875_1650684.html

Source : https://inra-dam-front-resources-cdn.wedia-group.com/ressources/afile/321779-b76f9-resource-synthese-impression-sciences-participatives-fevrier-2016.html

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