Sanofi s’engage pour lutter contre l’antibiorésistance

Sanofi s’engage pour lutter contre l’antibiorésistance

Les infections dues à des bactéries résistantes* sont à l’origine de 12 500 décès par an en France1, et de 700 000 décès par an dans le monde2, un chiffre qui pourrait monter à 10 millions2 en 2050 en l’absence de mesures efficaces. Pour lutter contre ce fléau et favoriser le juste usage des antibiotiques*, Sanofi s’associe à Cyclamed* et lance une campagne d’envergure intitulée « AnTRIbiotiques, je m’implique », incitant le grand public à rapporter en pharmacie les antibiotiques périmés ou non consommés.

Les antibiotiques*, capables du meilleur comme du pire ? Depuis la découverte de la pénicilline par Alexander Flemming et sa mise à disposition en 1945, les antibiotiques ont révolutionné la médecine, permettent de sauver des millions de vies et contribuent, encore aujourd’hui, aux avancées de la médecine moderne. Mais face à leur sur-utilisation en santé humaine et animale, des infections dues à des bactéries résistantes sont apparues.

L’antibiorésistance* se propage par l’acquisition de gènes de résistance par mutation ou assimilation d’éléments génétiques mobiles des bactéries. Ces bactéries résistantes se transmettent par contact de personne à personne, les animaux sauvages ou domestiques, les eaux usées ou des activités comme l’épandage de résidus… Un phénomène amplifié par le mauvais usage et la sur-consommation des antibiotiques. Ces bactéries devenues résistantes peuvent alors provoquer des infections difficiles à éradiquer augmentant les durées d’hospitalisation, les dépenses de santé et le risque de mortalité.

Antibiorésistance : tous concernés !

Patients, médecins, infirmiers, vétérinaires, hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques… C’est grâce à l’engagement de tous que l’on pourra éradiquer ce fléau. La prévention commence par des règles d’hygiène simples, comme le lavage régulier des mains. La vaccination est aussi un bon moyen d’éviter certaines infections virales et bactériennes et leurs complications, et de diminuer ainsi le recours aux antibiotiques. La vaccination antigrippe permet ainsi de réduire la prescription d’antibiotiques jusqu’à 64%3.

Le rôle des médecins est de prescrire à bon escient (bonne indication, bonne dose, bonne durée) pour éviter une utilisation abusive d’antibiotiques et d’expliquer aux patients les raisons du choix du traitement (antibiotique ou non selon que l’infection est bactérienne ou d’une autre origine). Quant aux patients, ils doivent respecter les doses et les durées de traitement prescrites et surtout éviter l’automédication.

Sanofi s’engage pour le juste usage des antibiotiques

Depuis plusieurs années, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a lancé un programme global de lutte contre l’antibiorésistance. En France, une feuille de route interministérielle a défini en 2016 des priorités d’actions autour de cet enjeu de santé publique, permettant dès 2017 d’éviter 340 000 prescriptions4 parmi les familles d'antibiotiques qui entraînent le plus de résistances.

Sanofi s’inscrit dans cette démarche au travers d’actions concrètes. Depuis 2017, un sondage sur la connaissance relative aux antibiotiques est mené chaque année auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Français. Il révèle que 50% d’entre eux ne savent pas qu’un antibiotique n’est efficace qu’en cas d’infection bactérienne (et pas sur les virus ni sur les champignons), et qu’un tiers des moins de 35 ans ne prennent pas leur traitement jusqu’au bout5. Enfin, pour continuer à sensibiliser au bon usage, Sanofi a créé le site Internet www.antibioresponsable.fr, une websérie ainsi qu’un jeu éducatif « Bact’Attack » destiné aux jeunes.

Trois questions au Dr Nadjib Rebah, Directeur médical Sanofi France 

Quel est le rapport des Français aux antibiotiques ?

Dr Nadjib Rebah.- Bien qu’en diminution, la consommation d’antibiotiques dans notre pays reste supérieure de 30% à la moyenne européenne6. En 2017, la France demeurait le troisième pays le plus consommateur. Une personne sur dix a déjà demandé un antibiotique à son médecin, et 8% en ont déjà pris en automédication5.

Comment se manifeste l’engagement de Sanofi contre l’antibiorésistance ?

Dr N.R.- En tant qu’acteur majeur en antibiothérapie, Sanofi s’engage à plusieurs niveaux et inscrit sa démarche dans le cadre de la mobilisation nationale contre l’antibiorésistance. Sanofi déploie différentes actions pour faciliter le juste usage des antibiotiques, développer la prévention vaccinale avec son entité Sanofi Pasteur, et préserver la disponibilité de son large éventail d’anti-infectieux considérés comme essentiels.

Quel est l’objectif de la campagne que vous lancez avec Cyclamed ?

Dr N.R.- La campagne AnTRIbiotiques qui démarre en novembre vise à lutter contre l’antibiorésistance, à diminuer les risques de l’automédication, du mésusage et du surdosage, surtout auprès des enfants et des seniors, et à sensibiliser les patients aux gestes éco-responsables. Elle les incite à rapporter en officine les antibiotiques périmés et non consommés. Ils suivent alors le circuit d’élimination sécurisée mis en place par Cyclamed depuis 1993, qui évite leur rejet dans l’environnement, tout en participant à l’éclairage et au chauffage de logements.

Les infections résistantes, un fléau à l’hôpital : l’exemple d’Escherichia Coli7

Dr N.R.- Escherichia coli (E. coli) est une bactérie que l’on trouve dans le tube digestif de l’être humain et des organismes à sang chaud. Cette bactérie se transmet facilement lorsque les mesures d’hygiène sont insuffisamment respectées. Elle est fréquemment responsable d’infections en santé humaine et animale, en particulier urinaires. Si certaines de ses souches sont inoffensives, d’autres peuvent être à l’origine de complications parfois mortelles. La résistance aux antibiotiques de la classe des céphalosporines de 3ème génération chez E.coli a fortement augmenté entre 2008 et 2018, passant de 4% à 9,6% parmi les souches isolées d’infections graves. Cette résistance semble néanmoins se stabiliser autour de 10% au cours de ces 2 dernières années, voire à s’inverser depuis 2016 avec une légère baisse de certaines résistances, tant en ville qu’à l’hôpital.

Des efforts sont ainsi à poursuivre sur la transmission croisée* et un meilleur usage des antibiotiques en établissements de santé afin de lutter contre la résistance de cette entérobactérie.

* Le glossaire pour tout comprendre

*Antibiotiques : les antibiotiques sont, à l'origine, des molécules naturellement synthétisées par des microorganismes pour lutter contre des bactéries concurrentes de leur environnement. Aujourd’hui, il existe plusieurs familles d’antibiotiques, naturels, semi-synthétiques ou de synthèse, qui s’attaquent spécifiquement à une bactérie ou à un groupe de bactéries (Source : Inserm).

*Antibiorésistance : capacité d'une bactérie à résister à l'action d'un antibiotique.

*Bactéries résistantes : la résistance bactérienne est la capacité des bactéries à résister aux effets des antibiotiques ou des biocides qui sont censés les tuer ou les contrôler. (Source : Commission européenne)

*Cyclamed : Cyclamed est une association agréée par les pouvoirs publics qui a pour mission de collecter et de valoriser les Médicaments Non Utilisés (M.N.U.) à usage humain, périmés ou non, rapportés par les patients dans les pharmacies. Elle a pour objectif de sécuriser l’élimination des Médicaments Non Utilisés (M.N.U.), afin de préserver l’environnement et la santé publique. (Source : Cyclamed)

*Transmission croisée : transmission de certains micro-organismes (bactéries, virus, champignons) de patient à patient ou de l’environnement à un patient. Les modes de transmission sont de 3 types : par contact, par gouttelettes (toux) ou aérienne

Références
  1. Etude Buden BMT – Institut de veille sanitaire – Rapport juin 2015
  2. O’Neill J. Review on antimicrobial resistance. Tackling drug resistant infections globally: final report and recommendations.
  3. A review of the effect of immunization programs on antimicrobial utilization, Wilby K et Werry D.
  4. Rapport “Consommation d’antibiotiques et résistance en France en 2017 » - Novembre 2018
  5. Étude OpinionWay réalisée en ligne du 4 au 6 octobre 2017. Echantillon de 1017 répondants représentatifs des Français de 18 ans et plus selon les critères de sexe, âge, région et catégorie d’agglomération.
  6. Site internet Santé publique France - Consommation d’antibiotiques et antibiorésistance en France en 2018 - dernière visite le 19/11/2019
  7. Rapport Santé Publique France, Antibiotiques et antibiorésistance en France en 2018, Novembre 2019

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