Menu navigation rapide :

  1. Aller au contenu
  2. Aller au menu rubriques principales
  3. Aller à la recherche
  4. Aller au menu aide
  5. Aller aux encarts
  6. Aller aux raccourcis clavier

Ce site internet utilise des cookies pour vous offrir des contenus personnalisés et une navigation optimisée. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. OkEn savoir plus

Menu aide :

  1. Sanofi dans le monde |
     
  2. Nos sites internet |
     
  3. Aide |
  4. Formulaire de contact |
  5. Plan du site
  1. RSS
  2. Taille du texte

    Réduire la taille Augmenter la taille  
 
 
POLYARTHRITE RHUMATOIDE

Polyarthrite rhumatoïde

Contenu :

Polyarthrite rhumatoïde

Silencieuse et invalidante, la polyarthrite rhumatoïde se déclare le plus souvent vers 45 ans1, mais peut toucher n'importe qui, à n'importe quel âge. Cette maladie, souvent confondue avec l'arthrose, est une maladie inflammatoire chronique auto-immune, qui atteint les articulations et les détruit peu à peu. La polyarthrite rhumatoïde concerne environ 300 000 personnes en France2.

 

Les maladies auto-immunes résultent d'un dysfonctionnement du système immunitaire qui s’attaque aux constituants normaux de l’organisme, ou "auto-antigènes"

Repères

  • 3 femmes pour 1 homme3
  • Environ 300 000 personnes touchées en France2
  • 5 à 50 nouveaux cas par an/ 100 000 adultes3
  • 45 ans, âge moyen d’apparition1

Qu’est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde est due à une réaction inflammatoire exagérée de l’articulation, au niveau de la membrane synoviale. Cette inflammation chronique induit une dégradation progressive du cartilage et de l’os, ce qui conduit à la déformation de l’articulation.4,5

Cette réaction inflammatoire est due à une réponse immunitaire incontrôlée. Des facteurs hormonaux, génétiques et environnementaux seraient à l’origine du déclenchement de la maladie, sans que l’on ait pour autant une idée précise de leur implication.5,6

Dans bien des cas, la polyarthrite rhumatoïde évolue par poussée, entrecoupées de périodes où les symptômes s’atténuent, voire disparaissent temporairement.

 

Vivre avec la polyarthrite rhumatoïde

Les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde doivent faire face à une raideur matinale, des gonflements, des douleurs et parfois des déformations articulaires7, le plus souvent au niveau des mains et des pieds . Au début, ces douleurs sont passagères, puis deviennent chroniques. Elles se manifestent selon un rythme inflammatoire, c'est-à-dire en fin de nuit, avec un dérouillage matinal2. Dans les deux années qui suivent la survenue des premiers symptômes, des érosions osseuses sous-jacentes apparaissent chez 70% des patients7.

 

De 88 à 98% des malades ressentent une fatigue au quotidien9

Parmi les patients en recherche d’emploi10 :

  • 54% ont perdu leur emploi à cause de la PR
  • 75% disent ne pas parvenir à maintenir un emploi à cause de leur maladie
  • 51,6% ont le sentiment que la PR est un obstacle majeur pour trouver un emploi

Chez les patients actifs10:

  • 68% ont eu au moins un arrêt de travail d’une durée moyenne de 2 mois dans les 12 derniers mois

 

Les gestes du quotidien les plus simples deviennent progressivement difficiles voire impossibles à faire : tourner sa clé dans la serrure, ouvrir une boîte de conserve, s’habiller, marcher… D’où l’importance d’une prise en charge précoce.

Rarement présentes au début, des atteintes extra-articulaires peuvent également survenir au cours de la maladie, surtout dans les cas de polyarthrite rhumatoïde sévère8. Ces atteintes se caractérisent par la sécheresse de l’œil et de la bouche (syndrome sec de Gougerot-Sjögren), et l’apparition de nodules rhumatoïdes au niveau des coudes et des doigts.

Dans ses formes les plus graves, la polyarthrite rhumatoïde peut aussi toucher d’autres organes comme le cœur, les poumons ou les vaisseaux8, ce qui accroit le risque de maladies cardiovasculaires.

Une prise en charge précoce

Les traitements actuels permettent un contrôle durable de la maladie, en empêchant la survenue de poussées évolutives, en favorisant les périodes de rémission et en évitant les atteintes articulaires. Ils améliorent la qualité de vie au quotidien en luttant contre la douleur et l’inflammation, en prévenant les déformations articulaires et en améliorant les fonctions articulaires2.

Le traitement médicamenteux comporte des antalgiques, des anti-inflammatoires et parfois des corticoïdes pour lutter contre la douleur et l’inflammation, et un ou plusieurs traitements de fond selon les patients (traitement chimique, biothérapie*, etc.) pour ralentir l’activité/sévérité de la maladie2.

Cette prise en charge commence par un bilan initial qui consiste à évaluer la sévérité de la maladie et son activité, en établissant un état des lésions, en recherchant d’autres maladies ou des complications éventuelles et en planifiant les soins et le suivi au long cours2.

*Les biothérapies, ou bio médicaments, sont le produit d’une méthode thérapeutique fondée sur l’emploi d’organismes vivants (contrairement aux médicaments classiques issus de la chimie). Dans le cadre des rhumatismes inflammatoires chroniques, ces traitements visent principalement à bloquer des mécanismes importants de l’inflammation, en se fixant sur leur cible antigénique et en exerçant un effet direct sur la cellule qui porte cet antigène11,12 .


 

Références

1. Scott I et al. Predicting the Risk of Rheumatoid Arthritis and Its Age of Onset through Modelling Genetic Risk Variants with Smoking. Genet 2013 ;9(9):e1003808

2. La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde. Guide Affection longue durée Patient. HAS. Décembre 2008

3. Scott DL et al. The Links between joint damage and disability in Rheumatoid Arthritis. Lancet 2010; 376:1094–1108

4. https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/polyarthrite-rhumatoide. Consulté le 08/07/2017.

5. Morel J et al. Immunopathologie de la polyarthrite rhumatoide. La Lettre du Rhumatologue 2004; n° 306:19-26 ;

6. Morel J. et al. Immunopathologie de la polyarthrite rhumatoide. EMC-Rhumatologie Orthopédie 1 2004:218–230

7. Lee et Weinblatt. Rheumatoid arthritis. Lancet 2001;358:903–11

8. Prete et al. Extra-articular manifestations of rheumatoid arthritis: An update. Autoimmun Rev 2011;11:123–31

9. Hewlett et al. Patients’ Perceptions of Fatigue in Rheumatoid Arthritis: Overwhelming, Uncontrollable, Ignored. Arthritis Rheum. 2005;53(5): 697–702

10. Bertin et al. Impact of rheumatoid arthritis on career progression, productivity, and employability: The PRET Study, Joint Bone Spine 83 (2016) 47–52

11. http://af-polyarthrite.net/

12. DIU de Biothérapie 2016-2017

Mise à jour : 21 Juin 2017