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En Région Auvergne

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Première déclinaison réussie pour le 9ème Forum Santé Publique de Sanofi à Clermont Ferrand

La première déclinaison du 9ème Forum Santé Publique de Sanofi a eu lieu le Mardi 3 Novembre 2015, à Clermont Ferrand, au sein de la Faculté de Médecine et de Pharmacie.

 

Avec 15 orateurs (professionnels de santé locaux, institutionnels, patients et associations de patients) et plus de 100 participants, cette première édition en région a été riche en témoignages, échanges et débats sur le thème des maladies dites « silencieuses ».

La soirée a débuté avec une introduction du Pr Jean Chazal, Doyen de la Faculté de Médecine et de Martine Tissier, Directeur des Affaires Publiques Sanofi en Auvergne-Rhône Alpes. Tous deux ont insisté sur la complexité des maladies dites « silencieuses » qui bouleversent la vie des patients et rappelé l’importance d’améliorer leur prise en charge.


Jean-Pierre Bastard

Jean-Pierre Bastard, Président du Collectif Inter-Associatif Auvergne, qui présidait la soirée, est revenu sur la vidéo « voix de patients » et sur la fiche synthèse de l’enquête Opinion Way*, avec notamment ce constat : 80% des personnes interrogées ne se sentent pas « malades ». Résultat qui conforte la complexité de la prise en charge de ces maladies et surtout de la prévention qui doit en être faite.

*Étude menée en ligne par OpinionWay pour Sanofi France du 30 juillet au 7 août 2015 auprès de 510 personnes (255 personnes atteintes de diabète de type II et 255 personnes atteintes d’hypercholestérolémie).

 
table ronde

La soirée s’est poursuivie avec une table ronde autour de laquelle 8 intervenants et acteurs de santé en région ont pu échanger sur les pistes d’exploration pour améliorer la prise en charge des maladies silencieuses.

 
Philippe Le Piouf

Le premier témoignage de la soirée a été celui de Philippe Le Piouf, Patient expert AFD63 et diagnostiqué Diabétique (de type 1) à l’âge de 25 ans, en 1962. Un témoignage poignant qui a démontré toute la difficulté de s’adapter et de vivre avec la maladie. « En 1962 on parlait peu du diabète. Dans un premier temps je ne connaissais pas la maladie, j’étais en plein déni et j’étais seul, mais je me suis soigné car j'avais peur. J’ai beaucoup été aidé par la rencontre d’autres malades. C’est pourquoi aujourd’hui, avec mon expérience, mon objectif est de venir en aide aux autres diabétiques. »

 

Selon le Dr Philippe Vorilhon, Médecin généraliste Département de Médecine Générale, et le Pr Igor Tauveron, Chef de service d’endocrinologie-diabétologie CHU, l’expression du vécu par le patient est primordiale. Le médecin généraliste doit connaître son patient afin d’adapter au mieux le traitement à suivre.
« Il faut partir du vécu et recueillir les informations. Vous êtes experts de votre maladie et on discute d'expert à expert. » Le Dr Philippe Vorilhon est également revenu sur l’importance de la cohésion entre les médecins généralistes, les infirmiers et les pharmaciens. « Le pharmacien est le troisième du triptyque. Notre rôle est d’aider au mieux les patients, cela nécessite que l’ensemble de ces acteurs de santé soient synchrones. »

Marie-Hélène Papon, pharmacienne et Présidente de l’AMS Auvergne (Association des Maîtres de Stage) a également souligné l’importance du rôle joué par le pharmacien en matière d’observance : « Un traitement est bien pris quand il est pris à 80%. En dessous c'est que le patient n'a pas tout compris de sa maladie. En tant que pharmacien, nous épaulons et soutenons le patient en essayant de l’accompagner pour qu'il adhère au mieux à son traitement. »

Le Dr Marie-Françoise André est intervenue pour sa part sur la politique de santé de l’ARS Auvergne et notamment son engagement dans la mise en œuvre du parcours de soin du patient diabétique.

Le Pr Pascal Motreff, Chef de service de l’unité de soin intensif de cardiologie CHU, d’ajouter : « On est dans la prévention secondaire et non plus primaire. Nous devons nous mobiliser pour dépister un diabète ou une hypercholestérolémie car 80% des accidents sont évitables. Le patient qui fait un accident cardiaque suite à un effort physique se sentait en pleine santé la veille. »

Le Pr Martine Duclos, Chef de service médecine du sport, est quant à elle revenue sur l’importance et le rôle de l’activité physique dans la vie de tous les jours mais aussi pour lutter contre la maladie : « Seulement 30% des français suivent les recommandations d’activité physique. La première cause de décès dans le monde est due à l'inactivité physique. »

Le Pr Boirie, Chef de service de Nutrition  du CHU, a souligné l’importance d’accompagner le patient pour qu’il modifie ses habitudes alimentaires et précisé que la modification du régime alimentaire imposée par la maladie peut  isoler le patient.

Lors de cette table ronde de nombreuses personnes présentes dans la salle ont réagi et les débats ont été animés.

La dernière partie de ce forum a porté sur la présentation de 3 projets et initiatives locales en santé :

  • Le projet CEPIA (Centre Expérimental de Prévention Individualisée en Auvergne) présenté par le Pr Jean Chazal, lui-même porteur du projet. Il s’agit d’un centre, ouvert à tous, qui propose une prévention personnalisée.
  • Le projet Alerte BIO, présenté par le Pr Vincent Sapin (Chef de service Biologie Médicale CHU) et le Dr Céline Forte (Biologiste médicale GEN-BIO). Ce projet a pour but d’améliorer le dépistage de l’hypercholestérolémie familiale.
  • Le projet e-santé, présenté par le Pr Laurent Gerbaud (Chef du service Santé Publique CHU). Panorama des applications en santé et nécessité de réfléchir à la prescription par le médecin généraliste de ces applications.

Pour conclure, le Pr Michel Doly, Président de la Conférence Régionale de Santé, a tenu à rappeler l’importance de la médecine du travail qui est un acteur trop souvent oublié. « Trois mots clés à retenir dans la prise en charge des maladies silencieuses : prévention, réseau et éducation. Les progrès technologiques et thérapeutiques ne doivent pas installer une distance entre les professionnels de santé et les patients : nécessité d’être en constant échange. » Ce dernier a également souligné l’importance des partenariats publics-privés au bénéfice des patients.

Mise à jour : 09 Novembre 2015